Musicologie

musicologie_200_200

Cecil L Recchia, A Song Of The Tree : A Tribute to Ahmad Jamal.

C’est à Amhad Jamal que le disque de Cecil L. Recchia rend hommage, ce pianiste atypique qui a traversé l’histoire du jazz à contre courant, depuis Ellington jusqu’à à maintenant, puisqu’il a encore sorti un cédé il n’y a pas si longtemps.

En reprenant les grands standards qui ont ponctué sa vie musicale, ces chansons qu’il a réinventées, comme Naked City, Autumn Leaves ou Poinciana… Ou des thèmes de lui sur lesquels elle a mis ses mots, Volga Boatmen ou Minor Moods. Pour Ahmad Blues, c’était déjà fait.

Une voix fluide et éthérée, presque fragile, mais incarnée aussi, superbement portée par un trio inventif qui prend aussi sa part de rythmes parfois latins ou cubains, et d’impros au piano. Vincent Bourgeyx est lumineux, lui aussi, solidement épaulé par Manuel Marches à la contrebasse et David Grebil à la batterie. Il ne s’agit pas de jouer comme Jamal, mais de l’honorer en donnant le meilleur. Ce qu’ils font tous très bien.

On commence sur la Volga, avec un thème inspiré du folklore russe, qui swingue à l’image des bateliers jouant avec le courant. Puis on se retrouve au Brésil avec Naked City. La voix comme le piano se colorent des rythmes rencontrés, dans une dramaturgie voyageuse. Et le disque avance ainsi en alternant les ambiances et les sonorités, les évidences et les mystères. Les feuilles mortes font tcha tcha tcha en tourbillonnant sur le clavier, quand la voix essaie de ralentir le temps perdu. Avant de plonger dans le blues, ou de se retrouver à Cuba.

Une belle réussite, qui se redécouvre à chaque nouvelle écoute.
18 décembre 2015, par Alain Lambert

We are talking about it…

What they say…

Frankly a real success on which, without ordering you, you should rush either by listening to the album or by going to listen to the singer.
Jean-Marc Gelin - Les dernières nouvelles du jazz

With "Songs Of The Tree", the label Black & Blue has once again just targeted! Cecil L. Recchia evokes the universe of Ahmad Jamal with a point of view whose accuracy is matched only by her singing. Surrounded by a trio very exciting, who never falls into the trap, she accompanies us, throughout this vibrant homage, to announce the good news: classical jazz is not dead!
Jérôme Badini - France Musique

elegant from end to end | Laurent Valero - Fip

There were many risks to the very classic company that the singer is considering for her first album under her name. But Cecil Recchia faces it with a mutinous spirit (also borrowed from Jamal, no doubt) coupled with a very sure mastery of her voice and her music. She finds in the work of the pianist an idiom where frees her own speech, among the diaphanous spaces of a jazz whose classicism has not finished bringing its surprises. Hope Cecil L. Recchia continues to be part of these for a long time.
Pierre Tenne – Djamlarevue

Mature album and deeply inspired. An elegant tone of voice, always in good taste, avoiding falling into the classic trap of vocal ostentation. Cecil L. Recchia proves with this "Songs of the Tree" that the hexagonal jazz has nothing to envy to productions on the other side of the Atlantic.
Laurent Paranthoën - Batteur Magazine

A great success, which is rediscovered with each new listening
Alain Lambert - Musicologie.org

"Songs of the Tree" has the content of a distinguished alcohol, a hushed club atmosphere, a refuge of delicacy and spirit in a world of brutes (...) with finesse and chic (...). This is the precious album of an inspired singer who does not leave at all ... "blasé"
Laurent Deburge - Toutelaculture.com